lundi 13 décembre 2010

Le cas Nat, les tests (sur des portoricaines!).. Exercice illégal de la sociologie ? Fivettes, 20 ans après..

La peur inculquée, (voir Knock, la typhoïde)

Nat est une jeune femme (40 ans) soucieuse de sa santé, citadine, classe moyenne, qui obéit rigoureusement aux prescriptions de son médecin qu'elle consulte beaucoup : elle fait donc régulièrement des mammographies (lien) par précaution, ça fait un peu mal mais bon. Et un jour, le drame : elle est "dépistée", un cancer à un stade très précoce, tout petit mais "heureusement qu'on l'a vu à temps"... Angoisse, arrêt-maladie, prescriptions... une, deux (?) autres mammographies, elle fait à l'époque une pub d'enfer pour l'examen qui l'a alertée et sauvée... et voilà enfin le jour J où elle est guérie... Sonnez trompettes... mais ajoute-elle un peu étonnée, il y a un petit truc bizarre : le spécialiste de Béclère qu'elle est allée consulter pour mettre un point final à l'affaire, à l'examen des clichés, pense qu'il s'agit d'un faux positif, banal. Elle a donc été guérie d'une maladie qu'elle n'avait pas (?) mais son risque d'en être atteinte est augmenté d'autant. Plus l'inquiétude qui a perturbé sa vie, son travail. Mais elle est soulagée: tout le monde peut se tromper, "il vaut mieux dans ce sens que dans l'autre"... et bien sûr, fait des mammographies de contrôle plus que jamais.
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Le blog mammographie, Nathalie
http://ecologine.blogspot.fr/2012/07/le-cas-patou-les-tests-sur-des.html
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QUELQUES QUESTIONS: TESTS, TESTEURS, ET COBAYES. EXERCICE ILLEGAL DE LA SOCIOLOGIE

 Quelques questions lourdes de sens. Pour tester leurs "nouveaux" médicaments, comment pratiquent les labos ? Evident mon cher Watson. Ils choisissent des médecins généralistes dans plusieurs pays (20 ou un peu moins). Et  leur demandent de prescrire. [Le plus possible ?]... puis des compte-rendus du suivi de leurs malades... Ensuite colligés, ces "rapports" seront analysés par leurs "experts", semble-t-il un peu vite... et hop en Commission où le médoc sera autorisé à 95%.

Questions: ces médecins  sont-ils aptes à effectuer un travail de spécialistes hautement qualifiés de labos, et les experts-analyseurs, de sociologues ? Les protocoles sont rigoureux, les procédures complexes... normalement  [choix de l'échantillonnage annoncé avec son écart-type qui doit être pris en compte -il n'y a jamais d'échantillonnage tout à fait significatif-, statistiques -en double aveugle-, analyse des résultats -toujours en aveugle-, et, cela va sans dire, indépendance des chercheurs, le cas d'école -idéal- étant celui où ils ne savent pas eux-mêmes ce qu'ils cherchent ou vérifient...]  Aucune de ces conditions ici n'étant remplies, on peut admettre qu'il N'Y A PAS EU DE TESTS.

Et cela pose question. Comment ces médecins sont-ils choisis? Leurs patients sont-ils avertis qu'ils jouent les cobayes ? Les prescripteurs sont-ils rémunérés? Comment? Combien ? Au rapport c'est à dire à la tête de pipe ? N'ont-ils pas alors tendance à faire du chiffre? Les prescriptions sont-elles toujours adaptées ? Côté patients: sont-ils eux aussi rémunérés  (s'ils sont avertis!)? Combien? N'ont-ils pas alors tendance eux aussi à faire du chiffre? A tricher? A ne pas prendre le médoc (on les comprend) ou a contrario à en tester plusieurs à la fois ? Qu'est-il advenu des trois malheureux qui ont fait un infarctus avec le Vioxx ? A-t-on investigué les cas ? C'est la seule question à laquelle on puisse réponde : c'est non. Quels pays sont concernés ? Et surtout qui contrôle ces contrôleurs ? Les labos ?!?! Bonne blague. Force est de constater qu'on n'a pas ici affaire à une étude sociologique mais à un joyeux bidouillage dont on ne sait rien... bien que ce soit nous qui au bout de la chaîne ingurgiterons le produit "testé" non testé.

L'opacité d'une procédure issue de sociologues-chercheurs-amateurs promus experts, en fait ni sociologues ni chercheurs ni experts mais bien "amateurs" ou pire salariés s'apparente à de l'exercice illégal de la sociologie et les médecins si prompts à pointer ce qui empiète sur leurs plates-bandes ici franchissent allègrement la ligne jaune d'une discipline qui n'est pas leur... ce qui ne serait pas grave, les sociologues comme tous les gagne-peu, ne sont pas regardants... si au bout du compte il n'y avait la mise en circuit massive de médocs non testés...  

Cela rappelle aussi fâcheusement l'affaire des américains qui avaient "utilisé" autrefois des portoricaines pour tester des pilules à forte dose (un geste généreux) avant d'en mettre sur le marché de moins serrées pour les blanches.


AU NOM DE TOUS LES "MIENS"

Il est certes inéluctable que de nouvelles molécules comportent des effets à long terme que l'on ne peut deviner ni maîtriser (exemple du Distilbène qui fait encore parler de lui deux générations après) : on ne peut attendre trois générations pour mettre en circuit une formule qui a priori semble sans inconvénient majeur. Mais la prise de risques est à apprécier au regard du bénéfice apporté AU PATIENT ET NON AUX LABOS. Qui mélangent suavement cet impondérable inévitable et accepté pour le bien du malade et leur désinvolture d'apprenti-sorciers pour le bien de leur firme. A l'instar de cette hiérarque soucieuse invoquant et déplorant la larme à l'œil les risques que l'on doit dans l'urgence hélas accepter parce que c'est ainsi (re hélas) nous ne sommes malheureusement pas omniscients etc etc... Faire perdre quelques kilos valait-il de fragiliser les valvules coronaires des femmes prescrites ? Résultat : minces en effet, très brièvement puisque les kilos étaient repris dès l'arrêt du médoc, mais en revanche... parfois définitivement cardiaques. 



FIVETTES QUINZE ANS APRES

Autre exemple d'effet secondaire confidentiel d'une "avancée révolutionnaire" qui fit l'objet d'une médiatisation enthousiaste quasi délirante: un enfant -dans le meilleur des cas- valait-il la souffrance constante de certaines femmes qui, après des dizaines et des dizaines de FIVETTES ratées, leurs ovaires -et utérus- martyrisés ressemblant à des pelotes serrées dont on aurait brutalement arraché les épingles par le bout une à une, sont ensuite devenues définitivement dépendantes d'analgésiques ? Qui dix ans après ne peuvent parfois sans douleur intense se baisser pour saisir un simple sac de provisions ? A voir. On en parle peu, même pas elles.    

**Sur le Distilbène : http://-mere-pendant-sa-grossesse

Un PS sur la directive européenne qui tente actuellement de faire interdire les médicaments à base de plantes (ce qu'ils sont tous au départ), un gâchis indescriptible pour tous les savoir faire traditionnels reconnus qui risquent ainsi de disparaître. (Lien)
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"Syncopes" de Robin Cook est un thriller critique du milieu médical qui met en scène un étrange "concours" d'entrée à un prestigieux hôpital, au cours duquel est posée une question-piège éliminatoire, sur "le syndrome de Clark"... syndrome qui en fait n'existe pas mais qui sous hypnose a été "suggéré" la nuit précédente aux candidats pré-admis : il s'agit en fait de sélectionner les plus dociles, les plus facilement manipulables afin qu'ils acceptent par la suite sous conditionnement de participer aux expériences secrètes auxquelles se livre l'hosto avec des incurables, morts-vivants emprisonnés leur servant de cobayes. Le couac et le roman commencent avec le geste généreux d'un candidat qui passe discrètement sa copie -où il traite parfaitement du fameux syndrome- à une amie qui cale... qui est donc "indument" reçue etc. Un esprit libre dans un monde de zombies, cela ne le fait pas.




samedi 11 décembre 2010

Distilbène..




Article 2

Distilbène : à lire, surtout si votre mère ou grand-mère s'en sont vues prescrire pendant leur grossesse...

Les cordonniers sont les plus mal chaussés. L'apprenti sorcier, nouvel épisode.


http://www.hhorages.com/audio/interviewMOG_FranceCulture.mp3

Interview de Marie-Odile Gobillard. 

Chercheur en biologie moléculaire (!) au CNRS, elle fut traitée au dilbestrol à doses massives pendant ses deux grossesses (et durant toute leur durée) ; sa fille et son garçon, atteints de troubles psy graves, se sont suicidés l'un et l'autre vers l'âge de 25 ans. 

Depuis, elle a effectué une recherche qui pointe une corrélation significative chez les enfants entre certains troubles survenant à l'âge adulte qui jusqu'alors n'avaient pas été investigués -psychose maniaco-dépressive, états borderline, anorexie-boulimie, tendances suicidaires-  et la prise par leur mère du DES durant sa grossesse. 


Un détail : la découverte du DES remontait à 1938 et il n'avait pas fait l'objet d'un brevet : les labos se sont donc engouffrés dans le créneau et l'ont prescrit à tour de bras en France à partir de 1950 pour des indications diverses et variées en principe reliées à des risques de fausse-couches... mais aussi diabète, prise de poids excessive voire dans certains cas, pour faire accoucher plus rapidement une femme arrivée presqu'à terme ! (8 mois et demi, voir plus loin) le risque étant moindre ou nul lorsque l'exposition était tardive, du moins pour les bébés-rates (!) mais enfin nous ne sommes pas tout à fait des rates et il faut voir.


Note du 29/1/2011 : depuis la création de ce blog, 3 j à cette date, un autre cas dramatique a été signalé. Il s'agit d'une femme gardoise  elle aussi -qui fut une des dernières à prendre puisqu'il fit retiré du marché juste après- dont la fille née en 77 s'est suicidée de la même façon à 25 ans après des problèmes psy identiques, qu'à l'époque on attribua, comme pour les enfants de Marie-Odile, évident cher Watson, au divorce de ses parents, ça ne mange pas de pain et ça fait bien taire les grandes gueules. Il faudrait faire investiguer tous les cas recensés -ce qu'a fait Marie-Odile Gobillard- par des chercheurs sociologues.  

Le scoop à présent : un autre détail peu connu, en France où en principe l'entrée sur le marché du DES date donc de  1950, des femmes s'en sont vues prescrire  dès 1948 -des "précurseurs" en somme c'est à dire des cobayes-... averties (ou non ?) que le médicament-miracle n'était pas encore en circuit... et de surcroît pour des indications OPPOSEES (accoucher un peu avant le terme alors qu'en théorie il était censé empêcher les fausses couches !?!) Une faveur. En principe les expositions en fin de grossesse seraient sans danger (?!) 


Comment le sais-je ? parce que c'est mon cas : je suis née le 29 mars 1948 à Alès et ma mère s'en est vue prescrire à 8 mois et demi de grossesse. Cela n'a pas marché. Appel ici à des femmes ou des hommes qui seraient nés à la même époque (1948) à  la clinique "Bonnefond" autrefois appelée "Maison de santé protestante" et qui auraient eux aussi été exposés in utero car, bien que pas documenté, le cas ne doit pas être rare. Question : pour quelle raison une prescription aussi absurde? Une erreur? L'obstétricien n'avait-il pas lu la notice? Un essai? Etait-il briéfé? Les gardoises ont-elles été les portoricaines des amerlocks ? (Le  Gard est la région la plus pauvre de France: méfiez-vous donc si vous vivez dans un lieu-sinistré-reculé-de prolos-mal-informés qui n'iront pas faire de procès au cas où.)  Par la suite, alors même que le médoc n'était pratiquement plus prescrit ailleurs -bien qu'il ne fut pas encore officiellement interdit- ses risques étant connus, il l'était encore massivement dans le Gard jusqu'en 77. Une parente à qui je l'avais déconseillé en 75, menacée* par le médecin à qui elle avait fait part de ses doutes de la fausse-couche tant redoutée, continua à en prendre durant TOUTE sa grossesse depuis le moment où celle-ci fut connue, et eut hélas une fille. Les gardoises furent-elles à la fois cobayes ET liquidatrices de stocks? Je n'ai aucun signe, ni mes enfants -ou quasiment- et la jeune fille DES née en 75 a été malade certes -toxicose, allergie grave au lait, à voir- mais ? Et surtout elle n'a pas encore tenté d'avoir des enfants. A voir aussi.



MEDECINE DE BROUSSE 
EN REGIONS DESHERITEES
ou comment certains médecins traitent leurs patients


* Toujours sur le mode arrogant-menaçant-rassurant d'un VRP, je cite de mémoire les propos rapportés de ce gynéco, plaidant en 75 pour le DES : "voyons, on n'est plus au Moyen-âge, n'écoutez pas ceux qui croient toujours que la terre est plate... il serait criminel de ne pas profiter de ce que la science nous offre à présent. Et en cas d'accident, vous seriez la première à vous en mordre les doigts. Moi je ne veux que de beaux bébés bien à terme, j'exerce depuis 20 ans et je vous assure que vous en aurez un." !! Analyse de texte. Tout y est, comme pour la pub : dévalorisation et de la cliente qui doute et de ses amis ("qui croient encore que la terre est plate") ; lapalissades mégalomaniaques (..."je ne veux que de beaux bébés") ; suivies de promesses de gourou (..."je vous assure que vous en aurez un"..) ; peur, menace de cata en cas de "désobéissance" (..."vous vous en mordriez les doigts"...) ; suivies de culpabilisation au burin (.."il serait criminel de"..) ; invocation de la science-faux-nez (.."ce que la science nous offre"..) et de ses progrès (.."dont il serait criminel de ne pas profiter");  vantardise de bateleur (...j'exerce depuis 20 ans et je vous assure que..) et le levier de lourde charge ultra puissant qui ne manque jamais son effet :  l'enfant, le "beau bébé" dont toutes rêvent... et c'est bouclé. Elle prit "son" DES durant 8 mois.

Un tel bonimenteur de foirail aurait dû être suspect: nullement, le risque -peut-être majoré?- de perdre le fœtus ayant obnubilé la malheureuse, comme tout ce qui concerne la maladie. Réaction de celle-ci qui rapporta ces propos : "il m'a bien rassurée tout de même, tu m'avais fait peur!" (!) Il est facile de faire croire n'importe quoi à de pauvres gens, inquiets à juste titre, ou inquiétés sans raison.. car on ne peut imaginer, ou alors ce serait pire, qu'il ne fût pas en 75 ! au courant des drames du DES -interdit ailleurs.- Ce type d'intox, courant vis à vis de gens fragiles intellectuellement et rentable, n'est pas justiciable. Pub mensongère pourtant, mais non : il n'est pas interdit d'assener à une patiente angoissée, en 75, alors que les risques sont connus de tous, "si vous prenez du DES, je vous assure que vous aurez un beau bébé" et "si vous n'en prenez pas, ce serait criminel et vous vous en mordrez les doigts". Elle sera rassurée et fera même une bonne pub pour un toubib si réconfortant... quant aux problèmes, si problèmes il y a, ils seront pour après, longtemps après en le cas, et d'ici là... 

APRES MOI LE DELUGE

Plus le délai sera long entre les effets secondaires et la prise sur ordre du médoc, plus il sera difficile de faire le lien et ensuite de le plaider. Là, on est dans le cas d'école puisque ceux-ci, au plus tôt, n'apparaissaient qu'au bout de 7 ans. Mais quels problèmes! Et un intervenant, sur un forum récent d'un site que ne citerai pas apporte malgré lui de l'eau à ce moulin : sans doute médecin, très virulent, il me reproche ma recherche si longtemps après sur le mode qu'après tout ce temps, réveiller tous les c. qui vont se trouver quelque boutons à gratter c'est vraiment avoir du temps à perdre et chercher l'indemnité (!) etc... Dont acte. Et ajoute savoureusement que "je ne livre pas un scoop car tout le monde savait (?!) que le DES avait été utilisé pour avorter !" Ca c'est fort ! le DES servait donc à la fois à avorter et à empêcher les avortements, il fallait y penser!



ROMAN MEDICAL : 20 ANS APRES, UN DOUTE
SUR DES "HEROS" DE MON ENFANCE

D'autre part, la "preuve" de la "nécessité" ou a contrario de l'inutilité du médoc ne peut être apportée, et l'argument "sans le DES, vous auriez avorté", invérifiable, est fort. Mais parfois les radios, même 20 ans après, révèlent une prescription, non pas "abusive", il rare qu'un médecin le dise, mais "discutable"; tel celui que je consultai au sujet de la streptomycine qui avait été prescrite durant 1 an ou plus à ma mère en 49, sur laquelle je m'interrogeais [troubles de l'équilibre et autres qu'elle lui attribuait tout en demeurant reconnaissante au médecin qui l'avait sauvée]. Il avait repris le cabinet de son confrère depuis décédé mais conservé les radios ainsi que le dossier : à leur lecture, il s'étonna. Je l'entends encore: "c'était réglé en 2 mois je vois, apparemment, moi, j'aurais tout arrêté mais..." Le cas n'était donc pas aussi dramatique qu'on lui avait dit? [Très exactement "vous allez mourir."] Il confirma : "Non, elle a très bien réagi [...]" Allons plus loin: l'opération était-elle nécessaire? Il se troubla un peu: "Discutable, enfin.. de nos jours, on s'abstiendrait, surtout dans ce cas-là." Alors ? Une précision : nous faisions partie d'une classe relativement favorisée -enseignants-, certes la somme déboursée pour une intervention peu courante, en clinique privée où officiait une "star" venue de loin, le Dr Dreyfus-Lefoyer, était énorme [dépassement d'honoraires] mais la MGEN remboursait tout le reste. 20 ans après, difficile de se faire une idée sur la bonne foi de l'ordonnateur -ou de la star- que par ailleurs elle appréciait jusqu'à la vénération [d'origine juive, il avait échappé de justesse à la mort en 40.] Reste le doute. 1 an de strepto, l'opération, 1 an de sana puis hôtel médicalisé coûteux en montagne, et l'inquiétude toujours. Un autre détail : l'intervention, délicate et parfaitement réussie ["il était culotté, Dreyfus, d'avoir décollé si près de la plèvre..." avait observé son confrère, admiratif]... lui avait laissé une insensibilité totale d'une partie de la poitrine dont elle ne se plaignait jamais et même ne mentionnait jamais. Alors? Héros?          
-Fin de la note.-


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Donc les risques de cancers précoces chez les filles DES étaient connus (vagin, utérus, sein) ainsi que de stérilité, d'inappétence sexuelle (anomalies des organes génitaux, utérus bifides ou trop petits, règles tardives et irrégulières...) mais pas les problèmes psy.. et surtout, les garçons, considérés comme exempts, avaient peu été investigués. Faux : d'après Marie-Odile Gobillard (mais pas seulement) on observe chez eux aussi en proportion significative des anomalies sexuelles légères ou graves (déviation du canal uretral, testicules non descendus, phimosis particulièrement résistant...) De même, à la génération d'après, les problèmes des filles et surtout des fils de mère DES -identiques à ceux de leur mère voire aggravés- étaient totalement ignorés. Ce n'est plus le cas.



Dangereux et interdit au delà des Pyrénées, inoffensif en deçà

Etant donné les risques et son peu d'efficacité, le DES fut interdit chez les femmes enceintes :
en 71 aux USA
en 76, soit 5 ans après ! au Canada
en 77, soit 6 ans après ! en France, Autriche, Pays-bas
en 78, soit 8 ans après ! en Australie
en 81, soit 11 ans après ! en Italie
en 83, soit 12 ans après ! en Hongrie qui décroche le bonnet d'âne sur la question.

 

Cela signifie que, connaissant les risques auxquels avec le DES ils exposaient les femmes -au moins sur une génération- les pouvoirs publics l'ont autorisé et des médecins l'ont largement prescrit pendant 5 à 12 ans dans 7 pays, un prochain scandale comparable à celui du sang contaminé et des hormones de croissance. http://www.mediator-prion-hiv-petits-meurtres-entre-amis-

Naïveté ? Imbécillité ? Méconnaissance ? Volonté délibérée ? Lien entre les donneurs d'ordre, les prescripteurs et les pabos pharmaceutiques -je laisse la coquille-? "Is fecit cui prodest",  toujours, celui qui fait [est] celui qui [en] profite. http://www.le-steak-un-plaisir-minime-qui-coute-cher

vendredi 10 décembre 2010

Le DES recyclé ! Et la thalidomide; médecine de brousse (Gard)

QUI A DIT QUE LA BIOLOGIE ETAIT UNE SCIENCE ? 




Oyez oyez brave gens, une histoire marrante pour finir. Ce n'est pas une aussi lourde blague que ça en a l'air. Soit un chercheur ou un simple médecin travaillant dans un service de tuberculeux, qui observe et notez-le, il peut tout à fait être humaniste... ou ne pas l'être, ça dépend..  donc qui observe l'état psychique de ses malades. Heu-reux ! Presque lubriques. Comme c'est bizarre, en ces circonstances... Un antibio -la strepto- ? Peut-être.  Il doit y avoir un truc là dedans qui peut servir. A quoi ? A soigner la dépression pardieu [et il y a de sacrés débouchés coco]... Oups, j'isole le machin, d'accord ça fait des heures sup mais ça vaut le coup pour soulager tant de misères [ou pour me faire un max de blé, ça dépend]. Je l'envoie à un rat, il a l'air d'apprécier et gambade aussi sec... puis à un bébé -rat- idem. Pas mal !




Oupss, je pique une série de lapins... qui en bondissent de joie... mais c'est génial ce truc, je refais le bidule, ça MARCHE à tous les coups, juste un mort ou deux [broutille ils avaient l'air malade avant]... Je poursuis car j'ai de la conscience pro, et hop, je tue les malheureux lapins hilares : ils ont l'air tout ce qu'il y a de normaux à l'intérieur, je recommence histoire de vérifier, du moins si les lapins ne sont pas trop cher car ça coûte, faut pas croire, le fonctionnement d'un labo, et miracle, R.A.S, ça gaze au poil... Je baptise mon truc Lurronal ça le fait bien, ou Félicitol voire plus hard, Serenic et, soutenu par un patron bien lustré, je fais une demande à l'AFSSAPS, un peu plus dur depuis la thalidomide... il faut dire que... passons, pour une bourde, c'en était une belle, juste un comprimé et couic plus de bras pour le bébé.. c'est comme ça qu'on a mauvaise réput ensuite.*.. [voir le film remarquable -en 5 vidéos qui se suivent- de Stéphane Horel, Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux.]
http://www.dailymotion.com/video/x81cai_teaser-les-medicamenteurs-inedit_news 
 

Une des 10000 victimes de la thalidomide, autorisée en 57, détectée tératogène en 60 et retirée seulement en 61 !

... mais enfin vient le beau jour où tout baigne... et voilà mon bébé sur le marché, [j'ai pris la précaution de me rapprocher d'un labo et de prendre un brevet, pas fou]... ou je ne l'ai pas pris car je suis un homme généreux et bon...  mais en ce cas, c'est plutôt pire : pas de royalties à payer, c'est tout bénef pour les labos qui sautent dessus comme canard sur hanneton. C'est prescrit à tout vat --parfois pour une autre indication que celle prévue mais bon, du moment que l'argent rentre dans la boutique, ils ne pinaillent pas--. Une blague? Pas tout à fait ! C'est ainsi qu'ont été découvertes et isolées des molécules qui formèrent les anti-dépresseurs dont on sait le succès ensuite. Ce n'est pas forcément funeste, mais parfois, il y a des couacs... [Même avec certains anti-dépresseurs du reste, soupçonnés d'induire des passages à l'acte dramatiques.] Si ça ne s'appelle pas jouer les apprenti-sorciers, alors, on dira comment ?

Tri sélectif et recyclage

Et ce n'est pas tout mes amis, le DES reste encore en circuit, entre autres... pour les messieurs atteints de cancers de la prostate... un recyclage de bonne ménagère genre puisqu'on-a-la-recette et les boîtes on va pas jeter ?...  un essai à tout hasard style on-va-voir-ce-que-ça-leur-fait, au point où ils en sont ils vont pas râler et c'est un marché géant ? Et qu'est-ce qu'il leur fait, le DES, aux vieux messieurs prostatiques ? Un élément rassurant tout de même : on est sûr, mais alors absolument sûr ! qu'ils ne sont pas enceintes. Tranquilles de ce côté-là.

* Voir la véritable histoire du médicament depuis sa "conception" jusqu'à sa mise à l'étal dans vos officines de village
http://www.lepost.fr/article/2011/01/25/2382052_medocs-business.html
http://tziganes2.blogspot.com


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mercredi 8 décembre 2010

Les hypotenseurs, panne d'érection, et la pompe sodium-potassium; Qui a dit que la médecine était une science? 70% des médocs inefficaces

Article 3



Les hypotenseurs et les pannes d'érection, alternative aux médocs, article réservé aux mecs de plus de 50 ans. Enfin les autres aussi s'ils veulent. Et même les femmes mais bon...

Chaque cellule est un petit système électrique muni d’une pompe miniature. Les atomes chargés électriquement (les "ions") de Sodium (Na) et de Potassium (K) sont, comme pour le courant, conduits mais en sens inverse la pompe sodium/potassium dite pompe Na/K, actionnée par le potassium (K) qui déplace le sodium hors de la cellule et le remplace, un mini générateur. On ne peut baisser le niveau de sodium dans la cellule sans le potassium (K) qui se met à sa place. Il est donc important que la cellule contienne plus de K que de Na dans les proportions 2/3 : 1/3. Or si notre alimentation est beaucoup trop salée (le problème ne vient pas de la salière mais des sels cachés, l'étiquetage n'étant pas obligatoire, on en trouve partout, même dans les produits sucrés, céréales du petit déjeuner etc... ) elle est aussi trop pauvre en K (les légumes industriellement cultivés, comme les conserves, -trop salées de surcroît- en contiennent peu) si bien que le rapport s'inverse ou pire. De fait, la pompe ne peut plus fonctionner normalement d'où excès de sodium...


Dont le risque est : l'augmentation du calcium dans la cellule, car la pompe vire aussi le surplus de calcium, d'où augmentation de la contraction des muscles autour des petites artères à faible résistance, leur rétrécissement et enfin augmentation automatique de la pression artérielle pour compenser. Plus augmentation de la résistance à l’insuline, donc du niveau de sucre, épuisement du pancréas forcé d’en produire plus, augmentation de l’acidité des cellules, inflammations, formation de plaques etc .. et ralentissement de la pompe (c'est l'effet domino en cercle.)


 


 


Pour éviter l’hypertension, il faut donc absorber PLUS de K que de Na (au moins deux fois plus) et choisir ses aliments en fonction du facteur K.
Un aliment qui a un  Facteur K = 1 contient la même quantité de Potassium que de Sodium; un  Facteur K = 2, deux fois plus de Potassium que de Sodium ; 3 = trois fois plus de Potassium que de Sodium etc….. Les Indiens Yanomani  Facteur K = 20, consomment en moyenne 20 fois plus de Potassium que de Sodium et n’ont pas d’hypertension. 


LES MEDOCS PHARES 

Malgré leur succès, les médicaments contre l’hypertension fonctionnent mal, occasionnant des problèmes d’érection bien connus.  Et beaucoup réduisent aussi les niveaux de Potassium et de Magnésium... Le Bristish Médical Research Council affirmant à la suite d'une étude que les traitements n’ont aucun effet sur le nombre de décès et d’incidents cardiovasculaires, pour contrecarrer ces résultats, une énorme recherche fut à nouveau publiée avec des chiffres plus positifs.. mais les chercheurs inclurent 10 000 patients qui suivaient aussi une diète restrictive de sodium dans les 37 000 cas étudiés. Échantillonnage suspect = résultat 0.

Les médicaments seraient donc inefficaces à soigner 72 % des maladies cardio-vasculaires, à éliminer 60 % des AVC et 90 % des décès dus à ces maladies et à l’hypertension. Mais ici on découvre l'eau tiède car...


CECI N'EST PAS NOUVEAU

Dès 1904 deux médecins Ambard et Beaujard commencèrent à soigner leurs patients avec des aliment riches en K doublé d’une réduction de Na. Dès 1926, un américain, Donaldson s’aperçut que la pression artérielle de ses étudiants végétariens augmentait en moins de deux semaines lorsqu'ils commençaient à manger de la viande. Les recherches révélèrent que la majorité des végétariens ne souffraient pas d’hypertension. Un canadien, Addison  émit  en 1928 l’hypothèse que cela pouvait provenir du potassium et commença à soigner ses patients avec cet élément. En 1947 un américain, Walter Kempner mis au point un régime pour traiter ses patients ayant des niveaux de pression artérielle si élevés qu’aucun autre remède ne pouvait les soulager. Drastique : du riz, des fruits, des jus de fruit frais et une réduction de sodium et de gras, le facteur K se situant aux alentour de 20. Quelques vitamines manquantes furent fournies  séparément (une erreur sociologique mais bon)... Son protocole est encore appliqué aujourd’hui dans différentes cliniques privées pour traiter l’hypertension et les maladies cardio-vasculaires, rénales, ostéoarthrite, rhumatismes, ou pour perdre du poids.

Le scepticisme de l'industrie pharmaceutique 

Tu m'étonnes! Deux chercheurs (Moore et Webb de l’Université du Vermont) s’étant soignés eux même de la sorte vécurent une curieuse mésaventure lorsqu’ils écrivirent "Le Factor K, soigner et éviter l’Hypertension sans médicaments". Le livre se vendit bien, appuyé par plusieurs chaînes de télévision. Puis tout changea : une compagnie pharmaceutique avait signé avec leur éditeur un contrat pour un livre pro-médicaments à charge pour lui de trouver l’écrivain et pour eux tout le reste, publicité etc... ils s’engageaient même à acheter tous les livres publiés. Fini la carrière du livre, les télés etc...


Références (1)   Addison, W. L. T. The use of sodium chloride, potassium chloride, sodium bromide and potassium bromide in cases of arterial hypertension which are amenable to potassium chloride. (2) Treatment of Hypertension clinical and metabolic studies of patients on the rice-fruits diet Vincent P. Dole, Lewis K. Dahl, George C. Cotzias, Howard A. Eder, and Margaret E. Krebs

http://www.jmbblog.com/2010/04/comment-diminuer-de-60-vos-risques-d%E2%80%99avc-et-de-crises-cardiaques/


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Le gouvernement recommande une ration quotidienne de 3,500 milligrammes pour le potassium et de seulement 500 milligrammes pour le sodium. D’autres sources disent 4,7 g. Je cite: "de nos jours, les adultes vivant dans les pays occidentaux ne consomment pas suffisamment de potassium par rapport aux recommandations journalières (seulement entre 2,1 et 3,5 g par jour au lieu de 4,7 g)."
Apports quotidiens recommandés en potassium :

  • Bébés (0 à 6 mois) : 400 mg par jour,
  • Bébés (7 à 11 mois) : 700 mg par jour,
  • Enfants (1 à 3 ans) : 3,5 g par jour,
  • Enfants (4 à 8 ans) : 3,8 g par jour,
  • Enfants (9 à 13 ans) : 4,5 g par jour,
  • Adolescents (14 à 18 ans) : 4,5 g par jour,
  • Adultes (plus de 19 ans) : 4,7 g par jour.



Où le trouver ?


Le pissenlit, que nous piétinons sans égards ! 
Le sirop d'érable,
La bette (bouillie) : 960 mg /100 g, 
Les épinards (bouillis) : 838 mg /100 g,  
La papaye : 781 mg /papaye (de taille moyenne),
La pruneau : 732 mg /100 g,  
Les châtaignes : 600 mg /100 g, 
Le brocoli (à la vapeur) : 505 mg /100 g, 
L'avocat : 485 mg /100 g,
Le potiron (cuit au four) : 400 mg /100 g,
La pomme de terre : 379 mg /100 g,
La banane : 358 mg /100 g,
Le poulet, la dinde, les poissons : 350 mg /100 g,
La carotte : 320 mg /100 g,
Le melon : 300 mg /100 g,
Le yaourt : 250 mg /100 g,
Le jus d'orange : 200 mg /100g,
Les tomates (mûres) : 180 mg /100 g,
Les asperges crues...


(D'où l'article qui suit)

Voir aussi : http://ecologine.blogspot.com/ Le film "les médicamenteurs" de Stéphane Horel, Annick Redolfi et Brigitte Rossigneux passé sur la 5  qui a inspiré l'article censuré : http://www.dailymotion.com/video/x81cai_teaser-les-medicamenteurs-inedit_news


dimanche 5 décembre 2010

On produit et on vend ce que la nature nous offre et on la saccage pour ça. Quelques solutions (WC secs, lagune, récup..)

Article 4

On produit et vend ce que la nature nous offre et pour cela on la saccage... d'où la nécessité de fabriquer des ersatz [parfois funestes/mortels] de ce qu'on a détruit et, pour nous de les acheter !


C'est l'ambulance qui écrase un piéton et se fait gloire de le conduire à l'hôpital... où il sera encore plus aplati mais moyennant finances ! Voici le monde absurde devenu littéralement fou qui est nôtre.. dont on peut s'abstraire par une attitude non violente active et efficace. Quatre principes de base.


LA PSYCHOLOGIE AVANT TOUTE CHOSE

Bizarrement, il faut d'abord se libérer de la "pollution" idéologique qui n'a l'air de rien mais qui est à l'origine. La publicité, pour faire vivre ses commanditaires, commence  toujours par nous persuader que ce que nous avons gratuitement est nul, inefficace, ringard, dangereux ou obsolète, c'est à dire que NOUS sommes nuls, ringards, obsolètes (lien). Son principe de base est la dévalorisation de la "cible" (mot révélateur) préalable à toute "campagne" (!) de promotion d'un produit... dévalorisation double, et des choses et de qui en use. Les maîtres mots sont modernité, hygiène, plaisir, économie, amour maternel, sexe, beauté, faire comme les autres, image de soi, des voisins etc...  Chacun devient plus ou moins le flic de l'autre et vice versa. Donc après avoir créé de toutes pièces une frustration (une humiliation) on suscite un désir ou plutôt un besoin.  Ensuite, on "soigne", on  assouvit ce besoin, on"comble" ce désir : le produit est là ! Vous ne sentirez plus mauvais avec le déodorant Kipupa, vos enfants seront en forme et excellents élèves grâce aux barres chocolatées conservateursexhausteursdegoutvanilline ; et vous n'aurez pas ou plus de rides -même à vingt ans il faut y penser!-  avec la crème névétrucparabenpétrolevidange.

Cela peut-être criminel. Exemple de Nestlé


La mère "primitive" dans la pub Nestlé, représentée allaitant,
surchargée de travail -ce qui n'est pas tout à fait faux mais...-


Et la "bonne" mère, éduquée, qui ne refuse rien à son bébé, blanche.
Mais être "primitif" était facilement rémédiable : il suffisait de :


L'image tueuse

Cela peut être criminel en effet, à l'exemple du drame des africaines qui, dévalorisées parce qu'elles allaitaient (un geste archaïque limite-sauvage) par Nestlé...  se sont vues offrir à la maternité des biberons avec quelques boîtes de lait "maternisé". Nul besoin de discours : l'image qui leur était présentée était celle d'une jeune mère blanche donnant le biberon à un bébé rose en pleine santé. Une bonne mère.

Et en pochoir, la mère barbare et peu avertie qui continuait à donner le sein : elles. La mauvaise. Ce n'était pas difficile à pallier : une autre image présentait un beau bébé noir identiquement nourri au bibe. Facile. Yavéka.

Du coup, comme elles n'avaient aucun moyen de stériliser l'eau ni d'acheter du lait -elles sous dosaient-, toxicose et sous alimentation firent d'innombrables ravages. Manip particulièrement perverse :  les biberons et la poudre étaient "offerts" au moment de la montée de lait... stimulée par la tétée, qui du coup ne s'effectuait pas ou mal, les  rendant ensuite dépendantes des boîtes... Un cadeau empoisonné, au sens strict. (Voir le film "Nestlé contre les bébés".)

Ceci est l'exemple-limite [qui fit l'objet d'un procès si bien qu'à présent,  il est obligatoire d'ajouter  dans les pubs de laits "maternisés" en poudre pour bébés, à la formule d'attaque "le meilleur lait", la restriction "après le vôtre"] mais nous sommes tous soumis à ce genre de pression, indirectement. Devant un public un peu candide ou ignorant, les publicitaires y vont à la louche, mais le principe est le même partout, seulement un peu plus subtil.

Exemple les poulets nourris avec des aliments pollués par la dioxine.
Un enfant contaminé par la dioxine

L'Allemagne connaît actuellement une crise alimentaire comparable à celle de 1999, 2001 etc : des poules pondeuses ont été nouries avec des aliments contaminés à la dioxine, des milliers d'oeufs pollués mis sur le marché... et bien sûr consommés depuis longtemps par des enfants aux mamans attentionnées grandes faiseuses de gâteaux et de crèpes aux oeufs frais, c'est bon pour la santé...

Elevage en batterie de poules pondeuses

Or, ce qui n'est pas le cas en général, pour une fois, la solution est simple. Devenez végétariens... et en règle générale plus respectueux de l'animal. N'achetez plus de produits issus de sa souffrance, qui peut parfaitement être "économisée". Si tout le monde se passait de viande et de poisson, nous éliminerions 20-30% des sources de pollution responsables du réchauffement climatique, de l'engloutissement d'îles, d'accidents  dits "naturels", de la destruction des forêts, de la flore et de la faune sauvage... ainsi que des hommes*! Pensez, chaque fois que vous vous mettez à table, qu'un carnivore égale 5 ou 6 affamés (l'animal consomme 5 à 6 fois plus de nutriments qu'il n'en restitue, mais en revanche, il pollue, occasionnant une surchauffe et par exemple la prolifération d'algues tueuses dans les océans détruisant le milieu de reproduction des poissons... et les hommes -voir les "accidents" dont au moins deux mortels, un homme et un cheval, par simple inhalation (!) sur les plages  bretonnes.-) Qui eût cru qu'une chevauchée hygiénique-romantique au bord d'une plage bretonne de bon matin pût coûter le vie des deux animaux, homme et cheval?

Et si vous vous moquez de tout cela, pensez seulement à vous : vous serez en meilleure santé, vous aurez moins de cholestérol, donc de problèmes cardio vasculaires, de calculs rénaux, de diabète et de certains cancers -notamment du côlon, du sein et de la prostate, grands dévoreurs de vies en Occident, aux States et dans tous les pays riches en général-. Et une ligne plus svelte.


Le steak, un plaisir -minime- qui coûte cher, d'un point de vue économique, éthique, hygiénique et écologique. Vous serez un peu moins énergique parfois ? C'est vrai, mais pas si vous prenez soin de consommer légumineuses + céréales + certains légumes et fruits... que par parenthèse vous pouvez trouver gratuitement dans les champs -si vous vivez à la campagne- : orties, plantain, chicorée, poireaux, asperges, bouraches, kakis, olives -rarement ramassés à présent- et même... raquettes de cactus (!), plat traditionel mexicain.
L'ortie, une plante magique...

Compliqué? Pas plus que d'attendre aux caisses des supermarchés dans les néons au son des pubs assourdissantes. Autre détail, non sans importance pour le ménager/e de base: la vaisselle, non grasse, est largement facilitée.


Utilisez aussi des toilettes sèches (qui fonctionnent avec de la sciure -gratuite- à la place d'eau.) Vous économiserez ainsi 60% de votre facture mais pensez surtout, chaque fois que vous tirez la chasse,  que vous polluez entre 5 et 19 litres d'eau potable, la ration d'un africain pour un mois... et privez la terre de ce qui a toujours été son engrais naturel... pour ensuite aller acheter à prix d'or du terreau dans des jardineries ! -ou, pour les agriculteurs, des fertilisants dont on sait les dangers, et pour eux et pour la terre, et pour les consommateurs de leurs produits.- Difficile ? Non. Il faut seulement, lorsqu'on fait les courses, prendre l'habitude d'avoir sur soi un grand sac poubelle et de passer dans n'importe quelle menuiserie ou scierie -il y en a partout- pour récupérer la sciure -légère-... comme on va chercher le pain. L'inconvénient : vider une fois par semaine. Odeur à la maison ? Aucune, ce qui n'est pas le cas  avec l'eau... d'où les "déodorants" pour WC grands pollueurs de la nature... et toxiques pour la qualité de l'air respiré dans un foyer. (Souvent plus dangereux à cause de ces produits que l'air même de la ville !)

Le principe de notre "hygiène" est le suivant : on envoie nos déchets "ailleurs", on ne veut plus les voir, même une seconde -et de fait on ne les voit plus-... mais ils pullulent -près, puis loin de chez nous- dans les rivières, l'air, la mer etc... on se croit "propre" en rejetant nos salissures "ailleurs"... ailleurs c'est à dire dans la nature, si possible le plus loin possible vers les "autres"... qui font de même (!)... salissures assorties d'une pollution supplémentaire -bien pire- reliée aux détergents de plus en plus agressifs que nous utilisons (onéreux, inutiles et toxiques)... Et tout cela va se retrouver dans les stations d'épiration (je laisse la coquille) sans être éliminé.. puis dans notre café... et en mer. Rien ne se crée, rien ne se perd.


Une solution, entre autres : si vous vous chauffez au bois, récupérez de la cendre, versez de l'eau -en extérieur- tiède, jamais chaude, et vous aurez une excellente pâte dégraissante -gratuite- qui ne détériorera pas la qualité de l'eau des ruisseaux.

Et pour les eaux usées, si vous le pouvez, au lieu de ces fosses dites "septiques" hideuses et coûteuses grandes destructrices de sources et nappes phréatiques -lorsqu'elles sont enterrées et que le sol est rocheux, on le fait sauter virilement... à la dynamite !- créez une lagune à dépollution par phragmites -des roseaux à plumets assez jolis, on en trouve partout-, joncs des marais, typhas dits "massettes" en raison de leur  "fleurs" en forme de bâton marron velouté dressé haut, papyrus etc.. Cela ne nécessite presqu'aucun entretien (un faucardage par an et encore...) et contrairement à une fosse qui doit être ensemencée -ce qui coûte- la lagune peut rester six mois  ou plus sans être utilisée -elle sèche- pour repartir ensuite à la première lessive comme si de rien n'était. 

Une lagune en août, luxuriante, fleurie...

Elle encaisse sans problème des variations d'usage qui vont de une à quinze personnes -simplement, les plantes poussent plus ou moins-. Une contrainte pourtant : ne pas laver à plus de 60 degrés, ne pas user de produits très corrosifs - par exemple du toluène- éviter "soupline" et si possible shampoings colorants et après-shampoings tirés de déchets de pétrole (!)  -de toutes manières c'est mauvais pour vous, voir l'article suivant sur les "déodorants" suspectés de favoriser les cancers du sein- que les plantes ne digèrent pas. -L'eau de javel par contre ne gêne en rien.- Par personne, il faut moins d'1m² de surface sur à peine 60 cm environ de profondeur, trois "bassins" dont les deux premiers sont plantés, le dernier étant censé offrir une eau dépolluée que de toutes manières on peut utiliser pour l'arrosage. Pour la créer, une demi-journée de travail avec une mini pelle suffit. Le plus onéreux est le film d'étanchéité mais l'ensemble n'est rien par rapport à l'achat et l'entretien d'une fosse souvent enterrée. Quant aux stations d'épuration pour ceux qui vivent en ville et qui y sont raccordés, allez les voir - si on vous y autorise -  vous serez édifiés.

N'écoutez pas les installateurs qui vont systématiquement vous décourager ("ça ne marchera jamais, c'est dégueulasse, illégal" etc) car leur manque à gagner est lourd, pas plus que les vendeurs de produits en tout genre. Si, ça marche. Et si à présent  en France, on ne peut le faire que comme expérience -les contrôleurs ferment les yeux- d'ici peu ce sera certainement légal et ensuite, comme d'hab, obligatoire : cela désengorge les stations d'épirations qui n'en peuvent plus, ne casse pas le rocher et c'est joli à voir.

vendredi 3 décembre 2010

Parenthèse pour Bruno Manser



* Une pensée ici pour Bruno Manser qui a donné sa vie pour défendre les pénans, un peuple génocidé dans l'indifférence générale par les grands trusts exploitants du bois qui détruisent méthodiquement leur forêt tropicale, leur habitat naturel, leur seule source de vie qu'ils ont, eux, respectée depuis toujours. Il est quasi certain qu'il a été tué, sa tête ayant été mise à prix par ceux que dérangeaient ses actions spectaculaires très médiatiques, suivez mon regard. La légende veut qu'il "habite" toujours cette forêt qu'il aimait tant et qu'il connaissait parfaitement où son esprit veillerait encore...  et où l'on a perdu définitivement sa trace...  après qu'un "contrat" ait été lancé contre lui. "Is fecit cui prodest." http://brunomanser.blogspot.com/


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jeudi 2 décembre 2010

Déodorants, l'amour l'argent la port.. et le jour "D"

Article 5

"Déodorants", l'amour, l'argent, la mort



Dans la main de la pub, suite
Garder ses poils ou puer, il faut choisir



Les parabens et autres délices contenus dans les produits d'hygiène cosmétiques, "déodorants", anti-transpirants* etc sont largement soupçonnés d'induire des cancers du sein précoces surtout APRES UNE EPILATION DES AISSELLES qui crée des micro-lésions favorisant la pénénétration des substances dans le corps... [On a retrouvé dans des tueurs -tumeurs, je laisse la coquille- de belles concentrations de paraben et de diverses molécules  -identiques à celles des "déodorants"- qui n'étaient pas venus là par hasard.] Et notez que cette image copiée de réclames -un peu modifiée certes- montre comme toutes des jeunes femmes épilées se tartinant de cette m. dérivée du pétrole c'est à dire accomplissant exactement le geste même qu'il faut éviter.** [Un indice supplémentaire est que les cancers se situent sur le quadrant supéro-externe -le plus proche de l'aisselle- et sont plus fréquents à gauche qu'à droite -on appuie davantage avec le bras droit-.]


Sur les yaourts à présent... et les malheureux poulets...
ainsi que les enfants, traités à la même enseigne.




... et nos petis poussins chéris

20 à 30 % d'enfants en France sont déjà en surpoids : les probiotiques, avec lesquels on engraissait les poulets et les porcs pour les faire grossir plus vite -times is money- tant vantés dans les publicités de yaourts (puisqu'on ne peut plus en donner aux cochons, forcément) sont soupçonnés -comment n'y a-on pas pensé?- de favoriser l'obésité chez les très-jeunes... ce qui réjouit assurément les promoteurs de produits d'excellente réput comme le célèbre "Médiator" (mais peut-être sont-ce les mêmes?) censés nous faire éliminer les graisses en sus et/ou nous couper l'appétit... (en nous bousillant par la même occase les valvules cardiaques, jusqu'à la mort dans plusieurs cas)...  telle une ambulance qui écraserait des piétons et les conduirait à l'hôpital... (où on va les achever) avec un bon profit à la clef dans les deux cas... les trois si on compte les pompes funèbres et les réalisateurs de tombeaux.

* Mais b. de m., si on transpire -notamment au cours d'un effort- c'est bien pour quelque chose, mmm ? éliminer les toxines par exemple ? Refroidir le corps en surchauffe ? Calmer le coeur ? Un scénar futuriste [avis à ceusses que tenterait un best-seller, ça peut mettre du beurre, exemple mal choisi, dans les épinards].




Nous sommes en l'an 2300, les hommes ont résisté, quoique moins nombreux depuis la catastrophe nucléaire de 2013 appelée "le jour D" -pour dominos- [un gus bourré s'est trompé de manette et boum... les indiens se sont crus attaqués par les cachemiris et boum... qui ont atteint par mégarde l'Iran... qui a aussitôt pulvérisé New-York etc... enfin ce fut un beau bazar mais du coup il y a moins de chômage, d'embouteillages, la question du réchauffement climatique est réglée -le soleil est toujours voilé- et les ours blancs ainsi que les séchellois enfin ce qu'il en reste sont sauvés.]




Le jour D

L'obsession du profit -sous couvert de "propreté"- fonde un créatif de la célèbre marque "Bopallal", firme para-pharmaceutique d'excellente réput, à inventer un produit qui dispense les gens de faire caca... Depuis, partout, fleurit la formule : "ne faites plus comme au 21°siècle [immondes arriéré/es] libérez-vous d'une horrible dépendance avec un seul comprimé de "Jyvéplu" tous les matins"... [les patrons sont contents] mais les lobbys de laxatifs affolés ripostent avec le slogan : "faire trois fois par jour libère la femme ! utilisez "Trois-en-un" tous les soirs" etc... Guerre des gangs trusts, corruption de charlatans scientifiques, petits meurtres entre amis, un combat de Titans...  etc etc...  le canevas est là, yapluka, go Michel !

** Etudes, cela va sans dire, totalement démenties... par des "chercheurs"... indépendants... quoique si on cherche un peu sur ces chercheurs -et sites- on trouve -facilement- des liens... avec des firmes de cosmétiques ! -par exemple des pub à peine déguisées pour d'autres produits certes plus chers mais qui eux ne donneraient pas de cancer. Bon, nobody is perfect, faut pas avoir l'esprit suspicieux  comme ça, voyons, c'est des "sci-en-ti-fi-ques", blouse blanche, lunette cerclées, cheveux gris et léger bronzage... toute la panoplie du nain de jardin qui revient de son séjour à Tahiti dans un quatre-étoiles tous frais payés -on est mieux sous le soleil pour "chercher", c'est connu-.
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In cauda venenum

Donc en résumé, il ne faut plus transpirer si on veut gagner l'admiration du mâle...  souvent, observez les spots, du patron... qui vous accable de travail et en plus a le culot d'exiger que nous sentiez bon et ayiez bonne mine -il y a aussi un produit pour ça-. Ce n'est pas grave, vous n'aurez qu'à vous faire suer une bonne fois pour toutes le samedi grâce au sauna Vitenforme -facile à faire installer pour pas cher- ou vous abonner à Aquastreet et barka... Etonnant qu'ils n'y aient pas encore pensé. Ca va venir, avec la crise, il faut innover. Je n'aurais peut-être pas dû l'écrire.

Juste un détail scabreux : je ne crois pas que les hommes ou même les femmes soient particulièrement gênés par l'odeur d'un partenaire amoureux -qui se lave régulièrement...  mettons avec un savon tout ce qu'il y a de banal, c'est aussi le moins cher... ou, s'il est résolument écolo, à la cendre de bois mélangée à de l'huile d'olive, ça marche aussi-. On dit à ce sujet que Napoléon recommandait à ses belles de ne pas se laver les jours où entre deux castagnes il avait l'intention de. Et voici la suite et peut-être l'explication : du "scientifique" ma chère...

Ne pas lire si vous êtes un tantinet romantique
ou si vous avez moins de seize ans...
(mise en garde évidemment faite pour que vous vous précipitiez, l'oeil allumé)

Une étude, mais oui ! Des chercheurs américains -les amerlocks sont des gens formidables- .. ont fait porter un tshirt à même la peau une semaine nuit et jour à 20 jeunes femmes, puis les ont mis en bocaux fermés -les tshirt, pas les filles-, ont fait renifler lesdits bocaux à des jeunes mâles sélectionnés -lesquels évidemment n'avaient jamais vu les sujettes- en leur demandant de noter de 1 à 10 les odeurs de la plus agréable à la plus désagréable.. le tout après avoir pointé chez les cobayes des marqueurs génétiques spécifiques.. en fonction de... devinez ? la reproduction ! Le croiriez-vous? Bingo: les gars trouvaient systématiquement "très agréable" l'odeur de celle dont le génotype leur correspondait le mieux -comme reproductrice-... et "détestable" la fragrance de celle qui pour eux eût été la pire. Une autre étude montre que le phénomène s'intensifie au moment de l'oestrus, comme chez les animaux que nous sommes aussi -doués de raison ? mmm...- Ca laisse rêveur. Un peu de sexisme : la recherche n'a pas été faite dans l'autre sens. Si quelqu'un veut s'y coller, ça m'intéresse.

Moralité : "déodorants" => poubelle ! laissons faire nos odeurs et la nature... et n'y pensons pas trop lorsqu'à la fin d'un repas chic et d'une discussion sur Stendhal, on vous dit : "vous avez un talent fou -ou n'importe quoi d'autre-..." et jamais : "ça me branche de vous flairer". Ou alors pensons-y, pour nous mortifier. Deus sive natura.

Rien de salace ici malgré les apparences. Cela signifie seulement : je "sens" que vous avez sur le locus 123 du chromosome 15 un cistron, qui, avec mon homologue responsable de ma tendance à l'obésité et de ma lenteur d'esprit- doit normalement pouvoir le crosser -l'éliminer-... ainsi que sur le 200 du 13, le très rare B 50 qui, combiné à mon propre B 50' -celui du génie ma chère amie, hélas inopérant chez moi pour cause de récessivité comme vous avez pu l'apprécier je le crains- pourra enfin s'exprimer... etc etc...
Avec un "déodorant", ça brouille les pistes évidemment, raison de plus pour vous en abstenir... à moins que vous n'ayiez quelques doutes dirimants sur l'état de votre patrimoine génétique... et dans ce cas, ça confine à  de la fourberie et ça devrait tout simplement être interdit...
A ne pas lire disais-je si vous êtes romantique.
 

Et par ces temps frisquets, n'oublions pas ceux qui vivent sous des tentes par le fait de Koko... et de notre lâcheté.


Note finale : certains de ses articles (le 1 notamment, sur les médicaments) furent censurés par le journal auquel ils s'adressaient: le poids des firmes et de l'argent qu'elles brassent? Ils sont tous colligés dans   http://robotposteur.blogspot.com
 + Blog-répertoire en image http://repertoireimage.blogspot.com/